J’ai une peau très claire qui a tendance à rougir au soleil. Le genre d’épiderme à protéger absolument. Mais avec quelle type de crème ? Au moment d’acheter la mienne, je suis complètement perdue.

L’année dernière, dégoûtée par les compositions pourries des crèmes de ma parapharmacie, j’ai décidé de me la jouer rebelle et de ne pas en acheter. Je me suis exposée de manière limitée, en bannissant les horaires les plus chaudes. Et vous savez quoi ? Mon astuce a très bien fonctionné !

…………….jusqu’à ce que je parte en vacances en Camargue. L’appel de la plage et les visites en tout genre ont eu raison de mes bonnes résolutions. Ce qui devait arriver arriva : je suis rentrée avec un vilain teint écrevisse.

Cette année, comme la mine rouge coquelicot n’est toujours pas à la mode (et que je tiens à ma couenne, faut l’avouer aussi), j’oublie le mode feignasse et je me renseigne sur les crèmes solaires.

 

Filtre chimique ou minéral : lequel choisir ?

Il existe deux types de filtres solaires : le filtre chimique, obtenu avec des composants synthétiques, et le filtre minéral, à base de minéraux naturellement présents dans la nature.

Le filtre minéral : 

  • Il agit comme un écran qui réfléchit les UV.
  • Il est fabriqué avec des ingrédients issus de la nature : oxyde de zinc, dioxyde de titane, huiles végétales…
  • Il est efficace immédiatement
  • Il n’est pas allergène s’il est certifié sans nanoparticules
  • Même si des progrès ont été fait en la matière, il a l’inconvénient d’être blanchissant

Le filtre chimique

  • Le filtre chimique pénètre l’épiderme et absorbe les UV à la place de la peau
  • Il est fabriqué avec des ingrédients synthétiques non biodégradables, souvent répertoriés dans les perturbateurs endocriniens : octocrylène, homosalate, huiles issues de la pétrochimie…
  • Les filtres chimiques sont efficaces une demie heure après leur application (le temps de pénétrer la peau).
  • Ils peuvent déclencher des irritations et des allergies.

Comme je suis une adepte du naturel, j’ai (forcément) une préférence pour les filtres minéraux. Ils ne sont pas parfaits mais ont l’énorme avantage d’être plus respectueux  de notre peau et de l’environnement.

 

Les crèmes solaires, un danger pour la planète ?

Chaque année, entre 4000 et 6000 tonnes de crème solaire se perdent dans les mers et les océans. S’il est encore trop tôt pour connaître tous les impacts de cette pollution, plusieurs études démontrent déjà les ravages des filtres chimiques sur les coraux. Plusieurs composants tels que l’oxybenzone (présent dans plus de 3500 produits de beauté) stimulent le développement d’infections qui font blanchir et mourir le corail. Sans parler de l’impact sur les autres espèces marines (poissons, dauphins, baleines…) qui doivent d’une manière ou d’une autre les ingérer.

Certaines réserves maritimes comme la réserve de la biosphère de Tulum au Mexique interdisent l’utilisation des crèmes solaires à base de filtres chimiques. Les législateurs hawaïens viennent également de proposer une loi interdisant certaines crèmes jugées trop polluantes.

 

Quelle crème solaire adopter ?

La majorité des produits solaires que nous achetons, y compris ceux des grandes marques distribuées en pharmacie — Bioderma, La Roche-Posay et compagnie… — contiennent des substances problématiques. Ne vous fiez pas aux jolies mentions “peaux sensibles” ou “gamme enfant”, seule la liste INCI compte.

Voici quelques conseils :

    • Optez pour une crème avec des filtres minéraux, puisque ceux-ci sont biodégradables.
    •  Assurez-vous que la composition est garantie sans nanoparticules (leur présence est indiquée avec la mention  [nano]. Attention, certains labels cosmétiques bio les tolèrent car ils facilitent l’application de la crème.
    • Évitez absolument certains composants : Octocrylène, Benzophenone-3 (Oxybenzone), 4-Methylbenzylidene Camphor, Ethylhexyl Methoxycinnamate ou Octyl Methoxycinnamate, Ethylhexyl Dimethyl PABA (Padimate O), Phénoxyéthanol…et bien entendu la grande famille des parabens. Ils sont tous reconnus comme étant des perturbateurs endocriniens et/ou cancérigènes.

 

Faut-il avoir peur du dioxyde de titane ?

Le dioxyde de titane se trouve dans la nature sous l’aspect d’un minéral. Bien que sa forme nanoparticulaire (c’est à dire ultra-fine) soit classée depuis février 2006 comme « potentiellement cancérigène pour l’homme », il est à ce jour impossible d’y échapper. Les industriels apprécient ses pigments blanchissants et sa résistance aux UV, et l’utilisent couramment.

À ce jour on le retrouve notamment :

  • En décoration, dans les peintures par exemple.
  • Dans l’alimentation sous le nom de E171 : de nombreuses marques de bonbons, chewing-gums, chocolats et gâteaux en contiennent.
  • En cosmétique  : maquillage, tatouages éphémères, dentifrice…
  • Dans le milieu pharmaceutique : Doliprane, Tardyferon, Sanofi MagnéVie B6, Gestarelle Grossesse, Azithromycine (toutes les marques), Ergymag… la liste est bien trop longue pour être citée ici.

J’ai longtemps cherché une crème solaire exempte de dioxyde de titane, sans succès. Alors que faire ? En attendant une hypothétique interdiction (qui risque de prendre du temps, vu les enjeux économiques), il faut bannir sa forme nanoparticulaire. En cosmétique (et uniquement en cosmétique malheureusement), elle doit obligatoirement être précisée dans la composition des produits.

 

Ma sélection !

IBBEO

J’ai pour ma part décidé de tester les protections de la marque IBBEO, une jeune entreprise française. Elles ont des compositions “propres” avec un nombre d’ingrédients limités, et sont certifiées Nature & Progrès. Différents indices de protection sont disponibles.

L’application à l’aide du flacon pompe est très facile. La crème est très légèrement teintée, le voile blanc habituellement déposé par les filtres minéraux disparaît rapidement au contact de la peau. L’odeur est très agréable. Je n’ai pour l’instant pas eu de coup de soleil, mais  comme pour toutes les crèmes solaires il ne faut pas oublier d’en remettre toutes les 2 heures.

Composition

Huile végétale de tournesol*, eau de source des Pyrénées, dioxyde de titane, extrait de cynorrhodon*, huile végétale de cameline*, talc, émulsifiants d’origine naturelle, cire d’abeille*, extrait de pépins de pamplemousse, extrait de châtaignier, parfum*.

* issu de l’agriculture biologique

Vous pouvez retrouver les produits IBBEO ici.

AMAPOLA

La crème solaire AMAPOLA semble très bien aussi. Elle a l’avantage d’avoir un indice de protection élevé, ce qui est intéressant pour les enfants. Je ne l’ai pas testé (une protection me suffit pour l’été)  mais sa composition est clean, enrichie en jus d’aloe vera, huiles végétales et beurre de karité. Elle existe elle aussi en plusieurs variantes.

Composition

Eau, jus d’aloe vera bio, oxyde de zinc, huile de coco bio, beurre de karité bio, huile d’avocat bio, dioxyde de titane non nano, huile d’argan, huile de buritii, huile de tournesol bio, alcool cetearylique, silice, argile bentonite, huile essentielle de lavandin bio, huile essentielle de citronnier sans furocoumarines, acetate de tocopherol (vit E), ester de sucre, gomme xanthane, huile de calendula bio, extrait de guimauve bio, conservateurs naturels, composés aromatiques naturellement présents dans les autres ingrédients.

Vous pouvez retrouver les produits AMAPOLA ici.

 

20,30,40…COMMENT CHOISIR SON INDICE DE PROTECTION SOLAIRE ?

L’indice de protection (appelé FPS pour facteur de protection solaire, ou SFP en anglais) indique le niveau de protection contre les UVB. Il s’agit d’un indicateur du temps au delà duquel la peau peut attraper un coup de soleil. Il est exprimé sous la forme de chiffres (6, 10, 15, 20, 30, 40, 50 et 50+) obligatoirement affichés sur les crèmes solaires.

Pour calculer l’indice qu’il vous faut, c’est tout simple : prenez le nombre de minutes au bout duquel votre peau prend généralement un coup de soleil sans protection (15 minutes, par exemple), et multipliez ce nombre par l’indice de votre crème. Avec un IP 20, par exemple, on obtient 15 x 20 = 300. Ici, le coup de soleil devrait apparaître au bout de 300 minutes.

Méfiance toutefois, ces calculs sont théoriques. Le besoin de protection peut varier selon votre type de peau et l’intensité de l’ensoleillement !

……………………………

Voilà les amis, j’espère que cet article vous permettra d’y voir plus clair lors de vos prochains achats. Désolée pour la longueur, mais le sujet est vaste !!!

À très vite ! XXX

7 Comments

  1. Coucou Elodie,
    Je suis contente de te relire enfin !
    Pour ma part, c’est un sujet complexe également. J’ai décidé de ne plus m’exposer et donc, de ne plus acheter de crème solaire jusqu’à trouver celle qui aura la bonne composition. Ton article me permet d’y voir plus clair et j’y reviendrai quand il sera question de me remettre au soleil.
    Bonne fin de semaine

    • Elodie

      Coucou Estelle, et merci pour ton petit mot. C’est vrai que je suis moins présente depuis quelques temps, mon PC a des envies de retraite et j’ai souvent du mal à trouver du temps pour le blog. J’ai essayé dans cet article de rendre le sujet des crèmes solaires un peu plus clair pour le consommateur, le choix est tellement grand qu’on s’y perd tous ! Celles d’Ibbeo et Amapola sont très correctes, même si bien sûr ne pas s’exposer est encore la meilleure des protections…Bisous ! ♥

  2. Cet article tombe à pic, je recherche justement une bonne crème solaire pour mes vacances dans le sud ! La marque Ibbeo a l’air top, est-ce qu’elle propose uniquement des produits solaires ?

    • Elodie

      Ahah, je suis heureuse de pouvoir te rendre service ! La marque Ibbeo propose une gamme de plus en plus large : soins pour le corps et le visage, produits capillaires…

  3. Coucou Elodie !

    C’est vrai que ce sujet est vaste et important ! Personnellement j’ai toujours fait confiance à La Roche-Posay et à Avène mais il faudrait que je me penche plus sur la question !

    Bises et bonne soirée !

  4. Coucou, oh oui c’est pas facile, surtout pour les petits. J’ai eu un mal fou à en trouver une qui me convienne. Et au final je me dit que quitte à choisir entre le dioxyde de titane ou une peau brûlée et bien tant pis. Pareil on ne s’expose pas, c’est surtout lors des balades, on en utilise peu au final mais c’est important quand même. Bisou

  5. Coucou ma belle, ton article est très intéressant et c’est vrai que c’est très compliqué de trouver la bonne crème solaire. bisous

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